
Écomusée du Chanvre et du Métier à Tisser
Écomusée du Chanvre et du Métier à Tisser
Un voyage dans le tissage alpin
L’Écomusée du Chanvre est installé dans la Maison de Thomas, une ancienne maison rurale du XVIIIᵉ siècle située dans le hameau de Chardonney, sur la commune de Champorcher. Il abrite également la coopérative féminine Lou Dzeut, qui a redonné vie à la tradition du tissage alpin.
Des pièces d’autrefois
Le parcours muséal traverse les pièces d’origine du rez-de-chaussée:
- la crotta (cave),
- la boi (étable),
- la meison (cuisine rustique avec foyer),
où l’atmosphère ancienne de la vie paysanne prend forme grâce aux ambiances sonores de voix, d’animaux et de métiers à tisser en activité.
Le métier à tisser suprême
Au cœur de l’exposition se trouve un métier à tisser manuel en mélèze, entièrement restauré et parfaitement fonctionnel. C’est le seul exemplaire encore opérationnel de ce type dans toute la chaîne alpine. Accompagné d’un ourdissoir traditionnel, il témoigne du savoir-faire textile raffiné de la vallée.
Du chanvre au métier
Le chanvre était une ressource essentielle: cultivé sur les terres irriguées par la Dora ou importé des villages voisins, il était transformé, filé et tissé dans les maisons de montagne pour réaliser des étoffes du quotidien: paillasses, draps, et même ornements liturgiques.
Chaque famille possédait un métier à tisser, souvent placé dans l’étable pour profiter de l’humidité favorable au filage manuel.
Renaissance et artisanat
Après une période d’abandon au milieu du XXᵉ siècle, l’activité textile a été relancée en 1989 grâce à la création de la coopérative Lou Dzeut. Aujourd’hui, la coopérative utilise des métiers semi-automatiques, organise des démonstrations de tissage en direct et produit des articles artisanaux en chanvre, lin, coton, avec broderies personnalisées.
Histoire et restauration
Entre 2000 et 2012, la Maison de Thomas a été acquise et restaurée grâce au programme européen Interreg IIIB Espace Alpin, permettant la création de l’écomusée tout en conservant l’authenticité de la structure d’origine.
Le projet incluait également la restauration de l’ancien moulin à eau, autrefois utilisé pour la macération du chanvre.